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Perspectives Psy
Volume 51, Numéro 4, octobre–décembre 2012
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Page(s) | 336 - 341 | |
Section | De la transmission à la transformation : une éthique de la parole et de sa réception | |
DOI | https://doi.org/10.1051/ppsy/2012514336 | |
Publié en ligne | 20 novembre 2012 |
L’envers du décor
Behind the scene
Psychiatre, 16, rue José-Maria de Hérédia 75007 Paris, France Médecin responsable Unité de Jour, 30, rue du Maréchal Galliéni, 78100 St Germain-en-Laye, France
Se former n’est pas chose simple pour le jeune psychiatre, tant les orientations possibles sont multiples. Pour s’autoriser en tant que psychothérapeute, il paraît important qu’il se soit constitué en personne privée et en lieu d’adresse, quel que soit le contexte de son exercice.
Sur cette voie, il lui faut se départir de son identité médicale initiale, en quittant le terrain du somatique pour celui du psychisme, domaine où l’examen et l’objectivation sont moins probants. Il lui faut prendre acte de la subjectivité et de la complexité qu’elle recèle, et considérer les productions et dires du patient comme une tentative de prise de parole, et pas seulement comme des signes d’une maladie.
Qu’est-ce que parler veut dire ? Voilà la question de la psychothérapie, quand elle est inspirée par la psychanalyse, précisément, ce qui la démarque nettement des autres conceptions.
Sur le chemin vers la psychothérapie, la rencontre clinique est un événement déterminant, quand elle peut se jouer dans un contexte où le patient peut prendre sa place et sa parole, notamment dans un contexte de soins ambulatoires de durée indéterminée. Dans cette perspective, la rencontre avec les patients psychotiques a souvent une valeur initiatique importante, en tant qu’elle indique un autre rapport au langage, une toute autre manière de parler.
Abstract
For a young psychiatrist, learning the profession is not a simple task, given the many different specializations from which he/she can choose. In establishing oneself as a psychotherapist, it is essential to be perceived by the patient as an individual with whom the patient feels comfortable revealing his innermost thoughts and feelings, and as a place where the patient feels comfortable seeking help in any context. In this regard it’s necessary for the psychotherapist to separate himself from his medical background and venture into the realm of psychology, where examination and objectification are not as easy to prove. He must take subjectivity into account, along with all the complexities this entails, and consider the patient’s words, behaviors and feelings not only as an illness, but as an attempt to say something. But what does “say something” mean? That is the question in psychotherapy, when inspired by psychoanalysis, and, more precisely, that is what makes it stand out clearly from other conceptions. The determining factor along the path to psychotherapy is the clinical encounter when it can play out in a context where the patient can find his place and his words. A long-lasting, outpatient context is particularly conducive to this. Under these conditions, an encounter with a psychotic patient can often be an important initiation in the sense that it brings to the psychotherapist a new relationship with the concept of language, and a different perception of what “speaking” is.
Mots clés : sémiologie / subjectivité / parole / psychanalyse / temporalité
Key words: semiology / subjectivity / speaking / psychoanalysis / temporality
© GEPPSS 2012
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