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Numéro
Perspectives Psy
Volume 56, Numéro 3, juillet-septembre 2017
Page(s) 235 - 240
Section Articles originaux
DOI https://doi.org/10.1051/ppsy/201756235
Publié en ligne 27 février 2018

© GEPPSS 2017

Le chirurgien Leriche (1879-1955) fut le premier à souligner que la douleur peut perdre sa fonction de signal d’alarme et devenir une « douleur-maladie », un « syndrome douloureux chronique » (Leriche, 1937). Le discours médical considère aujourd’hui qu’une douleur devient chronique lorsqu’elle persiste entre trois et six mois et que le corps du patient ne peut pas retrouver un fonctionnement physiologique initial (Loeser, 1999; Sharp, 2001). La douleur chronique correspond à « l’ensemble des manifestations physiques, psychologiques, comportementales et sociales qui tendent à faire considérer la douleur persistante, quelle que soit son étiologie de départ, plus comme “une maladie en soi” que comme simple désordre physique sous-jacent » (Ferragut, 1995, p. 2). Les différentes hypothèses étiologiques de ces douleurs chroniques soulignent l’importance des événements de vie traumatiques et la confrontation aux situations de stress. De façon significative, une majorité des cliniciens intervenant dans les Centres d’Évaluation et Traitement de la Douleur (CETD) s’accordent pour dire que des événements traumatiques et des chocs émotionnels sont repérables dans la biographie des patients douloureux (Bachelart, 2011; Benezech, 2005). La prévalence du Post Traumatic Stress Disorder (PTSD) chez ces patients est étudiée depuis 25 ans (Mac Williams, 2003; Roy-Byrne, 2004; Sharp, 2004; Van Loey, 2003).

Si l’installation des douleurs chroniques convoque la référence psychopathologique au traumatisme, elle constitue aussi une expérience subjective singulière dans laquelle la personne mobilise son histoire individuelle et ses déterminants culturels (Benezech, 2016; Dantzer, 1991; LeBreton, 1995). Après avoir mis en évidence les relations entre le processus de deuil et la douleur chronique (Maillard, 2016), nous souhaitons poursuivre notre interrogation sur les différentes fonctions subjectives de la douleur chronique. À partir d’une observation clinique, nous proposons d’explorer trois registres : les rapports du syndrome douloureux avec une effraction traumatique corporelle, l’implication de la douleur dans une problématique de la séparation et de l’exil, enfin la valeur de l’affect nostalgique dans l’expression de la souffrance du sujet.

Observation clinique : Mme B

Première rencontre

Nous rencontrons [E.M.] Mme B au Centre d’Évaluation et de Traitement de la douleur (CETD) pour une hospitalisation de deux semaines. Le motif premier de sa demande concerne le soulagement de douleurs intenses de type fibromyalgique et neuropathique apparues depuis six ans et localisées au niveau du bas ventre. Âgée de 34 ans, Mme B est mariée et mère d’une petite fille de 6 ans. Originaire de Chine, elle est arrivée en France à l’âge de 18 ans pour suivre ses études de commerce international. À plusieurs reprises, elle souligne sa volonté et son choix de venir vivre et étudier en France. Mme B a rencontré son futur mari pendant ses études, elle ne travaille plus depuis 5 ans. La naissance de leur unique fille est venue sceller sa présence en France mais aussi son éloignement du pays d’origine et l’impossibilité (réelle ou imaginaire) d’y retourner. En effet, il semble que la mise en œuvre effective du retour à son pays natal représenterait un coût affectif, psychosocial et financier, sur lequel nous reviendrons.

Traumatisme corporel et localisation des douleurs

Lors de nos premiers entretiens, elle associe d’emblée ses douleurs, situées au bas du ventre, au vécu traumatique de son accouchement. Elle décrit avec détails et précisions les complications qui ont eu lieu dans ce moment : l’intervention par césarienne et une hospitalisation de quarante jours qui furent vécues comme une source d’insécurité interne. Ce qui est traumatique pour le sujet n’est pas l’événement mais le fait qu’il se situe à une place précise dans son organisation psychique et prend une certaine valeur pour lui. Il est évident que quelque chose se cristallise ici autour de la césarienne qui prend la valeur d’un foyer sensible et un noyau traumatique. Centrée sur son vécu douloureux, Mme B est logorrhéique, « c’est comme si on m’avait fait ma césarienne hier, tellement c’est encore douloureux dès que je tousse ou j’éternue ». Elle évoque ensuite son anxiété autour de cette hospitalisation au CETD qui vient à la fois comme une réponse au traitement des douleurs et comme une réactivation du vécu traumatique initial. En effet, cette hospitalisation constitue son premier retour dans un lieu de soins depuis l’accouchement. Son discours prend une forme plutôt dispersée et ambivalente, il y a une certaine urgence à dire comme si elle craignait de ne pas avoir le temps d’exprimer tout ce qu’elle veut dire. Elle mentionne aussi, furtivement, la prise de poids de son mari associée au stress majoré par ses inquiétudes à son égard. Quel est le sens de ses premiers messages et quelle est leur intention sous-jacente ?

Douleurs et déracinement culturel

Rapidement, la question du déracinement va se poser comme problématique chez Mme B. Les moments où elle ne ressent plus la douleur sont ceux où elle regarde des chaînes de télévisions chinoises. L’équipe soignante va constater sa capacité à s’apaiser, à s’illuminer lorsqu’elle évoque sa vie en Chine ou la culture chinoise. Dans une sorte d’hypnose conversationnelle, elle investit ces moments d’échange et semble littéralement « se métamorphoser » pour passer de l’anxiété au calme. Elle sait bien qu’elle ne peut pas retourner en Chine et « abandonner » sa fille en France, mais… Elle se trouve dans une impasse relationnelle, contrainte d’habiter dans un pays auprès d’une belle-famille qui ne l’a jamais acceptée, d’un mari qu’elle n’aime plus et ne désire plus (leurs rapports intimes ont cessé depuis la naissance de leur fille). Il semble que ce soit la présence de son enfant qui la « retienne » dans ce pays où elle se sent différente, où les codes culturels lui sont étrangers. Nous relevons qu’elle n’a jamais appris l’écriture du français et ne sait écrire qu’en chinois. Elle se trouve ainsi dans une dépendance importante à l’égard de son mari pour toutes les tâches administratives, procédurales, envois de courriels. Nous l’avons dit, elle occupe l’essentiel de son temps à regarder des chaines chinoises et à communiquer au sein de cyber-réseaux sociaux chinois.

Au fil des entretiens, la figure idéalisée de son père, médecin acupuncteur pratiquant la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC), apparaît dans son discours. Elle décrit cette médecine comme étant « active et bien plus agressive que la médecine occidentale ». Cette intervention manipulatoire directe sur le corps est pour elle le gage de son efficacité. Son père est un excellent médecin car il « pique profond », elle est en attente d’une nouvelle séance avec lui. Dans quelle mesure cette attente envers ce père idéalisé – le seul qui pourrait soulager ses douleurs et serait capable de l’apaiser – vient-elle indiquer un autre aspect de son vécu douloureux ?

Depuis cinq ans, Mme B expérimente plusieurs modalités de prises en charge de la douleur (l’ostéopathie, l’acupuncture, la neuromodulation, les séances de kinésithérapie…) pour compenser son absence de confiance en la médecine occidentale depuis son accouchement traumatique. Pendant plusieurs mois, elle a bénéficié d’un suivi psychologique mais elle constate que depuis quelques temps cela ne lui convient plus. Elle semble souffrir d’un défaut de compréhension des formes interronégatives prisées par la langue française. Par exemple : Ne pensez-vous pas que votre douleur puisse être en relation avec… ? La présence de la négation dans ce type de questions suscite chez la patiente une réaction négative qui s’oppose à l’affirmation induite du « nepas-penser » et tente de préserver sa certitude d’être un moi qui pense et peut agir. Si la recherche de compréhension ou d’explications sur les causes de la douleur peut se justifier à un moment de l’accompagnement, elle se révèle souvent à long terme inopérant dans les entretiens cliniques (Del Volgo, 2003; Fondras, 2009).

Hypnose et expression graphique

Lors de sa séance d’hypnose – acceptée uniquement dans le but de ne pas rester sur un échec antérieur – Mme B va rencontrer une réelle difficulté pour se laisser aller et « lâcher prise ». À l’évocation de la recherche d’un lieu sécure, elle tend à s’agiter et à changer régulièrement de position physique. Cependant, cette séance « laborieuse » présente le mérite d’avoir permis l’émergence de sentiments intenses autour de la honte et de la culpabilité. Elle exprime en effet la honte de son apparence actuelle et de sa situation professionnelle. Elle repère combien elle a été parasitée, durant cette séance, par des sentiments négatifs envahissants ainsi que des éléments qui sont autant de pistes à travailler : l’estime de soi et le rapport à son corps. Pendant une séance d’expression graphique, nous lui proposons de mettre en forme « tout ce qui peut représenter sa douleur ». Elle va choisir de dessiner les zones douloureuses de son corps : ses épaules en forme de crevettes, un point douloureux en forme de cible au niveau fessier. Son ventre est représenté par des plantes collées entre elles (pour en signifier les adhérences) et une de ses hanches prend la forme d’une faux. Elle complète l’ensemble de cette représentation en écrivant le mot : Souffrance. Mot qui prend toute sa valeur par rapport à ce que nous indiquions sur ses difficultés d’intégration de la langue française. Il est évident aussi que nous pouvons souligner l’assonance signifiante de Souffrance et « sous-France ».

Discussion

Cette situation clinique nous semble exemplaire de la nécessité de distinguer le registre du trauma et celui de l’exil pour aborder la complexité de la prise en charge de la douleur chronique. Rappelons que le traumatisme représente un débordement psychique lié à des émotions massives provoquées par un événement inattendu. Il constitue un point d’arrêt dans la continuité de l’histoire et une rupture biographique (Sauvagnat, 2007). La marque du traumatisme se situe dans l’incapacité du sujet à répondre adéquatement à une situation qui l’agresse et dans l’intensité de sa réponse en termes d’effets pathogènes durables au sein de son organisation psychique (Freud, 1926). Si les attaques contre le moi peuvent en apparence être anodines – ici une césarienne pendant l’accouchement – le point crucial est que le Moi soit disqualifié et mis hors service (Freud A, 1964). Ce vécu de catastrophe est lié à l’irruption brutale de l’évènement mettant la personne en danger vital. Les défenses n’ont pas le temps d’être mobilisées et des difficultés somatiques peuvent apparaître.

Chez Mme B, le foyer traumatique se compose de l’événement corporel de l’accouchement, des conditions de mise au monde de l’enfant et l’intervention chirurgicale de la césarienne. La violence traumatique de l’accouchement indique l’effraction de son enveloppe corporelle et les difficultés à pouvoir l’élaborer mentalement. Ce qui est à souligner concerne la zone précise de cette enveloppe qui vient fournir un point d’appel à la douleur pour une cristallisation. L’investissement libidinal des excitations douloureuses constantes se trouve localisé au lieu même de l’effraction traumatique. Six ans après, elle en vient à qualifier l’intensité et la brutalité de cet épisode comme un « vécu criminel ». Elle considère avoir subi un crime et avoir été la victime d’une agression. Ainsi, quelque chose tente de s’inscrire au lieu même de l’agression traumatique (Bendrihen, 2015; Gillot, 2014). Le symptôme douloureux devient l’expression des tensions internes suscitée et prend le pas sur l’effraction corporelle. La douleur est alors à envisager dans sa fonction d’inscription et de participation à l’élaboration du vécu traumatique.

Celui-ci est aussi associé au « devenir-mère », « devenir-adulte » et à la charge affective liée à l’arrachement des origines et la situation d’exil du pays de son enfance. L’exil se distingue du traumatisme, il est une coupure séparatrice avec ce qui n’a pas laissé de traces (Segers, 2009). Le déracinement provoque alors une amputation qui rompt la continuité d’existence de la personne et mobilise un travail défensif (Winnicott, 1989). Parallèlement au déplacement géographique de l’exil, l’évènement subjectif réside dans le ravage que constitue le fait d’être coupé de la source de la langue maternelle. Au déplacement dans l’espace s’ajoute cet exil linguistique qui va marquer l’existence du sujet. La présence constante des douleurs physiques alimente une souffrance qui tourne autour du manque de l’objet absent.

En effet, ce déracinement culturel confronte le sujet à la nécessité de perdre une part de lui-même, une part « enkystée » et inaccessible à toute mise en circulation dans ses expériences actuelles (Benslama 2004; Douville, 2002). Tant que le deuil reste figé et que la séparation n’est pas nommée, cette part devient en quelque sorte un non-lieu. Cette part silencieuse, impossible à élaborer ou à se représenter, peut fournir également un autre point d’appui à l’expression douloureuse (Abraham, 1978). Prisonnière de ses douleurs, Mme B se retrouve enfermée dans un corps devenu trop étroit et dans une culture étrangère séparée de ses origines. Si l’exil désigne le séjour hors du lieu où l’on voudrait être, l’idéalisation de l’origine est massive, la terre natale quittée devient le paradis nostalgique de l’enfance et de la langue. L’attrait se situe pour la personne exilée du côté de ce qui a été abandonné et laissé derrière soi.

L’exil s’accompagne d’un affect particulier : la nostalgie. Ce terme, issu des mots grecs αλoς (« douleur ») et vóστoς (« retour »), désigne précisément une dimension mélancolique en relation avec la perte d’un objet précieux. Le sujet en proie à la nostalgie vit à distance, dans le temps ou dans l’espace, d’un lieu ou d’une personne – un objet – qui lui apparaissent comme idéalisés. L’affect nostalgique désigne à la fois la douleur de la séparation et la force du désir de retrouver ce qui est perdu (Chauvel, 2007). Chez Mme B, cette séparation marque la rupture avec le pays de l’enfance et la nostalgie avec la figure idéalisée de son père. Il semble que sa souffrance la conduit à se créer un imaginaire idéalisé de la médecine traditionnelle chinoise mais dont elle découvre aussi la limite dans sa colère liée à l’absence de son père pour la soulager. Nous retrouvons l’importance de l’énoncé « piquer profond » dans le fait qu’elle apporte un produit liquide de massage aux essences chinoises pour être massée à la chinoise (Tuina). Nous l’avons dit, ce sentiment d’exil mobilise le rapport du sujet avec cette séparation douloureuse avec un « paradis perdu » : la terre mère, la langue maternelle, le pays d’origine. Ce pays manquant inclut des personnes, des proches, des odeurs, des sons, des images dont s’était imprégné le sujet depuis sa naissance. Simultanément, le désir de continuer à investir ce qui vient à la place de cet objet est présent. Lorsque Mme B parle de son pays, de ses proches, son visage s’illumine. Il existe donc un rapport circulaire entre l’investissement nostalgique de l’objet absent (perdu) et l’investissement douloureux concentré sur l’endroit du corps marqué de l’accouchement. À partir de ces deux surinvestissements, la situation clinique de Mme B prend son relief : elle souffre à la fois d’une effraction corporelle et d’une représentation nostalgique du pays absent. Sa souffrance, sa vie en « sous-France », est conditionnée à l’emprise nostalgique d’un objet interne tout autant que des localisations corporelles douloureuses situées au lieu du trauma. Là où il y avait une coupure sans traces de l’exil, l’inscription corporelle du trauma et son destin en cristallisation douloureuse tente de faire advenir une inscription, une mentalisation. Mme B est confrontée au problème d’un défaut de médiation par le symbolique qui la fait glisser vers l’expression d’angoisses existentielles « catastrophiques », un sentiment de vide et des difficultés identitaires. On note chez elle une instabilité concernant la sphère professionnelle avec des métiers différents, une difficulté à se poser géographiquement, professionnellement ou médicalement. Dans quelle mesure la personne exilée investit-elle une sorte d’« entredeux », impossible à quitter ? L’entre-deux vient alors la désigner dans les registres de l’espace, du corps et de la langue (Gérard, 2007; Lévy, 2015).

Dans les consultations au CETD, nous rencontrons régulièrement des personnes exilées souffrant de douleurs non soulagées. Ces observations montrent qu’elles rencontrent des difficultés pour apprendre la langue et le code d’une autre culture. Elles fréquentent principalement des personnes de leur communauté, regardent les télévisions de leur pays et lisent des textes dans leur langue originaire. Ces personnes exilées peuvent aussi ressentir des sentiments de culpabilité qui se rapprochent du syndrome du survivant (Cavro, 2005; Clervoy, 2007). La personne exilée nous indique les coordonnées d’un sujet de la frontière dont le corps douloureux souffre de ce qui est mis en impasse dans la transmission familiale.

Conclusion

Le syndrome douloureux chronique semble constituer une voie d’expression possible pour la souffrance de la personne exilée qui tente, plus ou moins rapidement, de se séparer de l’origine et trouver une place dans la culture du pays d’accueil (Derzelle, 2007). Le sujet se trouve dans un endroit où il ne maîtrise pas la langue, il peut avoir tendance à s’isoler et à se replier. Dans ce contexte étrange et étranger, communiquer avec les personnes autochtones peut être particulièrement pénible, l’intégration s’en trouve alors considérablement difficile et douloureuse. Lors de la prise en charge médicale du syndrome douloureux chronique, il est important d’accompagner le patient au fur et à mesure de ce qu’il peut entendre en lui proposant différents étayages. Lors des entretiens psychothérapeutiques, il est primordial de pouvoir contenir les éprouvés corporels de la douleur pour aider le patient dans son processus de reconstruction. Nous participons ainsi à ses avancées vers une mentalisation possible des affects en soi-même (reconnaissance et nomination) puis entre soi et l’autre dans une rencontre authentique.

Liens d’intérêt

Les auteurs déclarent n’avoir aucun lien d’intérêt concernant les données publiées dans cet article.

Références

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